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Il y a quelque temps déjà que vous n’avez pas osé monter
sur la balance. Depuis que vous sentez pointer un certain
embonpoint sous le cuissard et que vous n’avez pas eu
le courage d’observer cette transformation. Mais la
difficile reprise de votre activité favorite vous a
persuadé : il vous faut agir sous peine de ne plus jamais
passer cette bosse, celle-là même où vous « voliez »
l’été dernier. L’hiver, nous avons tous tendance à prendre
quelque kilos, c’est normal étant donné la baisse générale
d’activité due au froid et l’arrivée sur vos tables
de quelques bons petits plats hivernaux à base de fromages
et de charcuteries. Sans compter les traditionnelles
fêtes de fin d’année et les longs repas bien arrosés.
Alors pour tous ceux qui veulent retrouver leur fine
silhouette ou bien ceux qui veulent simplement s’affûter
avant le début des compétitions, suivez ces quelques
conseils qui suivent.
Tout d’abord vous devez estimer la perte de poids que
vous souhaitez obtenir. Peut-être que dans un premier
temps vous désirerez vous rapprocher de votre poids
idéal. Il existe trois manière d’estimer ce poids idéal,
la première formule consiste à soustraire 100 à votre
taille en centimètres : il faut pondérer cette formule
pour les sportifs en retranchant 5 à ce résultat pour
un homme et 10 pour une femme (désolé mesdames!). Ainsi
le poids idéal pour un homme de 1m75 sera de 175-100-
5=70Kg. Pour une femme de 1m65 il sera de 165-100-10=
55Kg. La seconde formule, formule de Lorentz, se montre
plus précise que la première. Il s’agit de la taille
en cm – 100 – ((taille – 150) / N). N=4 pour un homme
et N=2 pour une femme. Pour un homme de 1m75 cela nous
fait 175-100-((175- 150)/4)= 68,7Kg. Cette mesure s’avère
plus précise que la précédente. Cependant vous pouvez
également calculer votre indice de masse corporelle,
aussi appelé IMC. Cet indice ne calcule pas votre poids
idéal mais il vous indique votre degré d’affûtage. Pour
un homme l’IMC « idéal » est de 22,7 (la moyenne acceptable
se situant entre 21 et 25) et 22,4 pour une femme (avec
une moyenne entre 20,5 et 24).
Pour calculer cet IMC vous divisez votre poids par votre
taille en mètre au carré. Soit pour un homme de 1m80
et 75Kg : 75/(1,80*1,80) = 23,14. Mais au-delà de ces
chiffres, vous pouvez connaître votre poids de forme.
Celui-ci est souvent légèrement en deçà de des chiffres
que nous venons de voir. Il s’agit du poids auquel vous
avez obtenu les meilleurs résultats l’année passée ou
celui auquel vous aviez les meilleures sensations ces
dernières années. Votre poids de forme est à tester
pour ceux qui veulent atteindre les meilleures performances
: au dessus de ce poids vous serez limité par les kilos
vous freinant en côte, mais attention il ne s’agit pas
non plus d’être trop maigre car sinon vous vous exposerez
à divers problèmes (plus souvent malade car les défenses
immunitaires seront réduites, risques d’anémies) ainsi
qu’à une baisse de force puisqu’à partir d’un moment
vous perdrez plus de muscle que de graisse. Cette fois-ci
c’est décidé vous avez décidé de vous rapprocher de
votre poids de forme.
Comment vous y prendre ?
Il n’y a pas de miracle, la perte de poids va être longue
(plus ou moins selon votre degré d’embonpoint) et assez
pénible. Néanmoins la pratique de votre activité favorite
va vous aider. Non seulement car elle va vous permettre
de ressentir les effets de la perte de poids mais aussi
parce qu’elle va contribuer à faciliter cette perte.
On estime la dépense calorique en cyclisme entre 400
et 600 kilocalories (kcal) par heure pour une pratique
en randonnée et entre 600 et 800 kcal par heure en compétition.
Cette dépense sera un peu plus importante en VTT qu’en
route car plus de muscles travaillent dans cette discipline.
Sachant que 100gr de chocolat correspondent à 500kcal,
vous comprendrez pourquoi les kilos sont plus faciles
à prendre qu’à perdre. On dit généralement qu’il faut
deux fois plus de temps pour perdre de la graisse que
pour en gagner. De plus nous ne sommes pas égaux devant
la prise de poids. Vous aurez certainement remarqué
que certains individusdonnent l’impression de manger
tout le temps et de ne pas prendre de poids et d’autres
vont profiter de la moindre part de gâteau dégustée.
Ceci est dû au métabolisme de base. Le métabolisme de
base correspond aux besoins énergétiques (consommation
journalière) d’un individu sédentaire, c'està- dire
au repos. Ce métabolisme de base se situe entre 2000
et 2500kcal/jour pour un homme et entre 1600 et 2000kcal/jour
pour une femme (encore désolé !). Plus ce métabolisme
sera élevé, plus vous consommerez de calories sans rien
faire et moins vous stockerez les calories ingérées.
Sachez que ce métabolisme de base diminue si vous accumulez
les régimes restrictifs (car l’organisme va s’habituer
à fonctionner avec peu de calories et donc il stockera
tout ce que vous lui donnez en trop rapidement), mais
il augmentera avec votre degré de musculature, et avec
votre pratique sportive. Des diététiciens ont mis au
point une méthode de calcul de votre métabolisme de
base qui donne un résultat très proche de la vérité.
Le calcul est le suivant :
Etape 1 :
Pour les hommes A=poids en kg * 13,7 , B=taille en cm
* 5 , C=âge en années * 6,8
Pour les femmes A=poids en kg * 9,6 , B=taille en cm
* 1,8 , C=âge en années * 4,8
Faites les calcul suivant : A+B-C=D
Etape 2 :
Pour déterminer votre métabolisme de base (MB) :
Pour les hommes plutôt sédentaires : MB=(D+66)*1,375
Pour les hommes plutôt actifs : MB=(D+66)*1,55
Pour les femmes plutôt sédentaires : MB=(D+655)*1,375
Pour les femmes plutôt actives : MB=(D+655)*1,55
Exemple :
Si nous avons un homme de 27 ans, sportif de 1m80 pour
72Kg le calcul est le suivant : D=(72*13,7)+(180*5)-(27*6,8)=1702
et le métabolisme de base sera donc de MB=(1702+66)*1,55=2639Kcal.
Si nous avons une femme de 53 ans, sédentaire de 1m62
pour 54Kg : D=(54*9,6)+(162*1,8)+(53*4,7)=559 et le
métabolisme de base sera donc de MB=(559+665)*1,375=1670Kcal
Pas de secrets donc, si vous devrez surveiller votre
alimentation vous devrez surtout pratiquer une activité
physique. Mais pas n’importe laquelle : les efforts
lents seront ceux qui brûleront le plus de lipides (les
graisses) par rapport aux efforts intenses qui solliciteront
davantage les glucides (les sucres). Mieux vaut donc
rouler trois heures à 25Km/h qu’une heure à 35Km/h.
Une activité en endurance est donc fortement conseillée,
ce qui tombe bien puisque le cyclisme sur route ou en
VTT en fait partie. Veillez également à étaler votre
pratique sur la semaine pour qu’elle devienne régulière.
Si vous disposez de 5h de temps libre par semaine, mieux
vaut ne faire que trois sorties de 1h30 plutôt que une
de 4h et l’autre de 1h. La pratique sportive va s’ajouter
à quelques conseils diététiques. Attention, pas question
ici de régime puisque nous l’avons vu un régime aura
tendance à réduire votre métabolisme de base et de toutes
manières il convient d’être suivi par un médecin ou
un diététicien si vous désirez en suivre un.
En premier lieu vous veillerez à diminuer dans votre
ration quotidienne l’apport de graisses et sucres rapides.
Vous étalerez également votre ration sur la journée
en faisant au minimum trois repas (matin midi et soir)
mais également un goûter si vous mangez moins à midi
ou le soir par exemple. Dans tous les cas il faut éviter
la sensation de faim : cette sensation indique que vous
êtes en état d’hypoglycémie et donc lorsque vous allez
ingérer un aliment votre organisme répondra à cette
frustration par un stockage dans le cas où une hypoglycémie
revienne. L’apport en sucres lents tels les pâtes, le
riz, la semoule est donc très intéressant car il va
vous permettre de tenir jusqu’au prochain repas sans
avoir faim. Associé à un légume pour ne pas prendre
trop de calories mais également remplir l’estomac, c’est
la bonne combinaison. Variez l’apport en protéines avec
différentes viandes (rouge, blanche) ou poissons (moins
riche en lipides que les viandes). En ce qui concerne
la charcuterie, le jambon blanc sera le seul apport
autorisé dans cette catégorie, les autres types de charcuterie
étant trop riches en graisses. Les fruits vous apporteront
toutes les vitamines dont vous aurez besoin tout en
apportant quelques calories sous forme de fructose (sucre
mi-lent). L’alimentation d’effort (barres ou boissons
énergétiques) n’est pas à bannir puisqu’elle vous permettra
de ne pas tomber en hypoglycémie et vous évitera de
craquer sur les sucreries en fin de sortie, mais il
faut la limiter aux sorties justement car sinon elle
ne sera pas brûlée mais directement stockée puis transformée
en graisses. Vous pouvez également vous habituer à prendre
des produits laitiers allégés ou demi-écrémés plûtot
que des produits entiers, vous économiserez ainsi quelques
apports lipidiquesinintéressants. Pensez à boire beaucoup
essentiellement de l’eau mais aussi des potages, ce
qui comblera rapidement votre estomac et vous donnera
plus rapidement une sensation de satiété. La proportion
de glucides, lipides, protides dans l’alimentation est
shématisée par le 421 GPL, c'est-àdire qu’il vous faudra
approximativement 4 parts de glucides (55 à 60%) pour
2 parts de protides (25 à 30%) et 1 part de lipides
(15%). Pour en revenir à l’entraînement vous pouvez
effectuer une courte sortie à jeun par semaine. Ainsi
vous solliciterez directement les réserves lipidiques
de votre organisme, mais veillez à effectuer cette sortie
à un rythme lent et à ne pas la prolonger plus d’une
heure sinon gare à l’hypoglycémie. Ne mettez pas de
coupe-vent ou autre vêtement ne laissant pas passer
d’air pour transpirer plus : cette pratique est non
seulement inefficace (vous perdrez uniquement de l’eau
par la sueur) mais dangereuse car vous allez accélérer
la perte de sels minéraux par la sueur et risquer la
déshydratation. Le VTT s’avère plus efficace que la
route pour perdre les kilos superflus dans la mesure
où il sollicite une part plus importante de la musculature
(sollicitation du haut du corps notamment lors des descentes),
également plus efficace que le footing car il développe
plus la puissance musculaire tout en assurant le même
travail aérobie (brûleur de graisses), mais aussi que
la musculation car même si elle augmente la masse musculaire
le type d’effort est plus intense et consomme donc plus
le glycogène musculaire que les graisses de votre corps.
Sur le plan énergétique, seul le ski de fond est aussi
complet que le VTT, voire plus intéressant même, mais
il est vous l’avouerez plus compliqué à pratiquer pour
la majorité d’entre nous qui n’habitons pas à la montagne.
N’oubliez pas que si un jour vous n’avez pas beaucoup
de temps une demi heure de pratique a son importance
et représente une légère dépense calorique (additionnez
une demi heure de pratique à 600Kcal/heure par semaine
sur toute l’année et vous verrez que cela fait quelques
plaquettes de chocolat !). Si vous sautez un entraînement
rajoutez-le un autre jour plutôt que de doubler la durée
du suivant. Pour rester en aérobie ou endurance et ainsi
vous situer dans la zone où vous brûlez les graisses,
achetez un cardio-fréquencemètre pour rester en dessous
des 75% de votre intensité maximale. Sinon veillez à
ne pas arriver à l’essoufflement, vous devez pouvoir
toujours discuter avec votre partenaire d’entraînement.
Fixez-vous des objectifs de perte de poids raisonnables
en sachant que vous ne devrez pas perdre plus d’un kilo
par semaine pour ne pas fatiguer trop votre organisme
et que cette perte de poids soit durable (autrement
vous risquez l’effet yo-yo, c'est-à-dire que vous allez
reprendre vos kilos difficilement perdus et même en
reprendre d’autres). Calculez combien de kilos vous
séparent du but et ainsi vous obtiendrez le nombre de
semaines qu’il vous faudra. Evidemment pesez vous régulièrement
pour contrôler cette perte de poids. Il se peut que
cette perte de poids ne soit pas complètement régulière
et que votre organisme perde beaucoup au début, puis
stagne à un poids donné, puis reprenne sa perte de poids.
C’est normal puisque toutes les fonctions de l’organismes
sont réglées pour s’opposer au changement (comme la
température corporelle est réglée sur le thermostat
37°, votre poids est également réglé selon votre activité).
Donc ne vous découragez pas trop vite et gardez à l’idée
que les efforts finissent toujours par payer un jour
ou l’autre. Vous pouvez également augmenter vos dépenses
énergétiques par plusieurs exercices quotidiens auxquels
on ne pense pas toujours. Ainsi monter les escaliers
plutôt que de prendre l’ascenseur (1Kcal pour deux marches
en moyenne), aller chercher le pain à vélo plutôt qu’en
voiture .Mais également enlevez une tranche de pain
par repas, prenez la moitié moins de fromage, buvez
moins d’alcool (7Kcal/1gr d’alcool, et de plus ce sont
des calories vides c'est-à-dire qu’elles se stockent
directement et n’apportent aucun nutriment). A vous
de suivre ces quelques conseils que ce soit pour rouler
plus vite ou pour vous sentir mieux dans votre corps.
Pour vous rendre compte de l’effet de surcharge pondérale
vous pouvez vous munir de deux bidons dans les poches
arrières de votre maillot, ainsi vous verrez qu’avez
seulement 1Kg de plus, on monte vraiment moins bien
les côtes. Alors quand ce sont des « bouées » qui vous
ralentissent vous comprendrez vite que quelques kilos
perdus vous permettront d’être plus à l’aise partout
et de trouver rapidement de nouvelles sensations. .
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