1. La "Race" : C'est la
discipline première du BMX. A l'origine, le BMX a été
développé par des pilotes n'ayant pas les moyens d'investir
dans une moto dans le but de pouvoir faire du moto-cross
à vélo. La course se déroule sur une piste de 270 à 400
m parsemée d'obstacles : bosses doubles, tables que les
pilotes doivent franchir le plus rapidement possible.
Huit pilotes se placent sur la grille de départ et s'élancent
pour un tour. Les 4 premiers peuvent accéder à la manche
suivante et ainsi de suite jusqu'en finale. L'effort est
violent (de 30 à 40 secondes) et les sensations fortes
que procure la pratique sont particulièrement recherchées
par les participants. Un bon pilote de Race doit avoir
les qualités suivantes : force explosive, coordination
motrice, habiletés techniques élevées et aussi un bon
esprit tactique et un sens de la course. Le pilotage doit
être fluide de manière à perdre le moins de vitesse possible
dans les virages et sur les obstacles. Il faut " enrouler
" au maximum. Du point de vue de l'équipement, les pilotes
doivent porter un casque intégral, une paire de gants,
d'un pantalon et d'un maillot type moto-cross. Les vélos
utilisés possèdent des cadres courts et très nerveux,
souvent en aluminium, la plupart du temps équipés uniquement
d'un frein arrière.
2. Le "Dirt" : Le Dirt fut
parmi les premières vagues du freestyle. Certains pratiquants
de la Race, lassés de se courir après, préféraient faire
des figures. Ces pilotes décidèrent alors de se construire
leurs propres bosses afin de pouvoir placer des figures
plus aériennes. Le Dirt se décline avec l'augmentation
du nombre de bosses à franchir : le Trail, dont le but
était juste de passer toutes les bosses et de les enchaîner
avec le plus de style possible, se développe. Le Trail
consiste en l'enchaînement de bosses et le Dirt quant
à lui consiste à faire une figure sur chaque saut. En
ce qui concerne l'équipement, le vélo doit posséder un
cadre très solide, les freins et les pegs ne sont pas
obligatoires. La partie roue doit également être très
solide pour encaisser les réceptions, les pneus, de grosse
section permettent également d'amortir les réceptions.
Le pilote, lui, doit s'équiper d'un casque, de gants,
genouillères et de protège tibia. Le "Flat" : Le flat
naît au tout début des années 80. Au départ, il ne s'agissait
que de quelques équilibres à l'arrêt les 2 roues posées
au sol ou en roulant debout sur le guidon, sur le cadre
ou autre. Puis vinrent les pegs, ces repose pieds cylindriques
situés à l'arrière du vélo et sur le haut de la fourche
à l'avant. Un nombre important de figures a ensuite été
crée : les rebonds, les rotations... Ces figures ont abouti
à la création d'un répertoire important de figures : Death
truck, caboose, Funky Chiken, Hang five… et d'autres aux
noms à forte consonance US. Dans le flat, les figures
s'effectuent avec toujours au moins une roue posée au
sol, en tournant ou tout droit sur un terrain parfaitement
plat et de superficie assez grande. De l'équilibre, et
de bons réflexes sont indispensables pour cette discipline.
La patience est également de mise pour arriver à une parfaite
maîtrise des figures. Aucune figure n'est impossible,
et chaque année le répertoire de figure s'agrandit. En
ce qui concerne l'équipement, le vélo doit posséder un
moyeu avec rétropédalage à l'arrière, 4 pegs fixés sur
les axes des roues et un rotor au niveau de la douille
de direction pour permettre une rotation du guidon libre,
sans emmêler les gaines de freins. Le pilote doit quant
à lui s'équiper de protèges tibias pour éviter ce que
l'on appelle les retours de manivelles et donc de se blesser
les tibias avec les pédales types "pièges à loups ". Le
flat est sans doute la plus compliquée mais la moins dangereuse
de toutes les disciplines du BMX.
3. La "Rampe" : Cette discipline
du BMX consiste à évoluer sur des half-pipe (demi-tubes)
à la manière des skateurs. Une rampe mesure de 3 m 10
à 3 m 90 en hauteur, les rayons de courbes peuvent varier,
rendant la rampe plus ou moins difficile. Les pilotes
enchaînent les figures aériennes et défient toujours plus
les règles de la gravité en passant des figures toujours
plus étourdissantes. Un répertoire de figure s'est très
vite constitué avec des noms plus évocateurs les uns que
les autres : 540°, 360 manual, Back Flip et Flair… En
France, cette discipline est la moins pratiquée. Cette
discipline est en effet très dangereuse. De plus, les
modules de pratiques (half-pipe) ne sont pas légion sur
notre territoire et les pratiquants doivent se les partager
avec les skateurs et les pratiquants rollers également.
Le pratiquant doit porter un casque intégral ainsi que
des protections aux coudes et aux genoux. Un bon moral
est nécessaire pour se lancer dans la pente. La patience
est également une qualité importante dans la mesure où
du temps est nécessaire avant de passer parfaitement une
figure. Le vélo quant à lui doit également être robuste
et en parfait état mécanique. Au regard des figures effectuées,
une vérification régulière des serrages ne paraît pas
superflue.
4. Le "Street" : Le Street
est venu peu de temps après le Dirt. Il s'agit de l'appropriation
de la zone urbaine par les pratiquants. Le mobilier urbain,
la rue, les escaliers et leurs rambardes sont supports
de l'activité, de la vient le nom de Street. Toutes les
figures sont permises. L'équipement du pratiquant est
composé des protections classiques Le vélo : des freins
puissants, un cadre solide et assez long.